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Ennéagramme pour voir

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Au début du XXᵉ siècle, les recherches de Georges Ivanovitch Gurdjieff sur la place de l’être humain dans l’univers ouvrent une perspective particulière : un travail sur soi serait nécessaire pour accéder à une connaissance plus objective de soi et du monde.

Dans sa pensée, l’être humain porte en lui la possibilité de retrouver les lois qui organisent le vivant et l’univers, et de les mettre en mouvement par un travail conscient.

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L’ennéagramme ne se réduit alors pas à neuf catégories comportementales. Il propose une lecture de la condition humaine à travers neuf chemins, qui permettent d’explorer les relations entre essence et personnalité.

Mais nous fonctionnons d’abord avec nos automatismes.

Comment les voir pour pouvoir agir sur eux ?

L’ennéagramme permet une première observation : celle de nos comportements récurrents, de nos manières habituelles de percevoir, de penser et de réagir.

Nous commençons véritablement à explorer notre « machine » lorsque nous observons nos contradictions.

Nous pouvons chercher une chose tout en agissant, parfois automatiquement, d’une manière qui nous en éloigne. C’est dans cet écart entre ce que nous cherchons et ce que nos réactions produisent que l’ennéagramme devient un outil de recherche.

Pour chacun des neuf points du cercle, il s’agit alors de formuler cette contradiction, d’en faire un objet d’observation et de recherche, et de créer une distance avec soi.

Cette distance n’est pas un rejet de soi.

Elle permet de reconnaître l’automatisme sans s’y confondre.

Nous voudrions parfois nous débarrasser mécaniquement de ce qui nous enferme. Mais un automatisme ne disparaît pas simplement parce que nous avons décidé de le supprimer.

Il ne peut être transformé que par la conscience.

Voir, c’est donc commencer à lever les obstacles qui empêchent la prise de conscience et cultiver une lucidité sur soi qui permet de ne plus se laisser emporter par les automatismes de la pensée.

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